Cette REF 2026 restera, je crois, comme celle où l’économie et l’entreprise ont pris une place inédite dans le débat public.

Pendant deux jours, 20000 chefs d’entreprise se sont retrouvés pour parler de ce qui transforme déjà nos entreprises et notre société. IA, réindustrialisation, démographie, souveraineté, défense, transformations du travail… Le courage a traversé tous ces échanges, celui de regarder lucidement ce qui nous attend et ne pas laisser l’incertitude nous conduire au repli.

La REF s’est joué aussi en dehors des grandes scènes. Une cinquantaine de rencontres se sont tenues en parallèle des plénières. C’est dans ce “off” que les choses se passent aussi. J’y ai vu des questions très concrètes, des idées circuler et des relations se nouer.

Cette édition a aussi permis de faire entendre très directement la voix des entrepreneurs, des PME, des ETI et de toutes les autres. Plus de 66000 ont répondu à la grande consultation menée avec OpinionWay. 66000 dirigeants qui prennent le temps de répondre, c’est aussi historique. Leurs priorités : réduire la fiscalité et les charges, réindustrialiser, simplifier, réduire la dette et les dépenses publiques, stabiliser les règles fiscales et sociales.

Et puis il y a eu cette clôture qui donne une dimension historique à la REF. 7 candidats à l’élection présidentielle sont venus répondre aux questions de chefs d’entreprise. Pendant près de 3 heures, ils ont confronté leurs analyses et leurs propositions sur la dette, la réindustrialisation, le coût du travail, la simplification, la fiscalité, les retraites, les salaires, l’énergie et la souveraineté. Les désaccords ont été nombreux et parfois profonds. C’était précisément l’intérêt de ce débat. Entendre aussi clairement ce qui sépare les candidats fait partie du débat démocratique.

L’économie est rarement le point de départ d’une campagne présidentielle. Hier, grâce au Medef, elle l’a été. Ce premier grand débat de la présidentielle a posé une question dont beaucoup d’autres dépendent. Comment la France peut-elle créer davantage de richesse ? De notre capacité à y répondre dépendent le financement de notre protection sociale, notre souveraineté, notre capacité d’investissement et les perspectives offertes à notre jeunesse, rien de moins.

Il était important que ceux qui créent chaque jour de la valeur, de l’emploi et de l’innovation puissent poser leurs questions aux candidats, entendre leurs réponses et mesurer leurs différences. Le Medef n’a pas à choisir à la place des Français. Il a en revanche toute sa place pour faire entrer les réalités économiques dans le débat démocratique.

C’est aussi ce qui donne tout son sens à mon mandat de vice-président du MEDEF. Faire entendre la réalité des entreprises et contribuer à ce que les choix qui engagent notre pays soient éclairés par ceux qui entreprennent, investissent et créent des emplois.

Photos de la REF 2026