À Laval, les travaux de notre futur siège social commencent. En novembre, j’avais choisi de suspendre le projet. Je l’avais dit publiquement, sans détour.
Ce choix était juste à ce moment-là. Le contexte économique et politique ne permettait pas d’engager sereinement un investissement de cette ampleur. Ces inquiétudes, beaucoup d’entrepreneurs les partagent encore. Je ne les ai pas oubliées.
Entre-temps, le budget a été adopté et les mesures qui faisaient peser un risque direct sur l’emploi et l’activité des entreprises ont été écartées pour l’année à venir. Cela ne signifie pas que toutes les incertitudes ont disparu. Mais cela redonne la possibilité de se projeter.
Diriger, c’est aussi savoir reconnaître le moment où attendre devient un risque. Un projet comme celui-ci ne se raisonne pas à l’échelle de quelques mois. Car construire un siège social, c’est un chantier de deux ans et un engagement pour les vingt années qui suivent.
Notre métier, c’est le travail. Pas seulement accompagner les entreprises qui recrutent ou les personnes qui cherchent, mais contribuer, concrètement, à ce que le marché de l’emploi de demain se construise avec les bonnes équipes, les bons outils, les bonnes ambitions. Ce futur bâtiment s’inscrit dans cette logique de temps long.
Actual s’est construit à Laval. En vingt ans, le groupe a multiplié son chiffre d’affaires par 35. Le futur bâtiment de 8 200 m² permettra de réunir des équipes venues de toute la France, de mieux accueillir nos partenaires, de travailler dans des conditions à la hauteur de nos ambitions.
Il dit aussi quelque chose sur notre choix de territoire : rester ancrés en Mayenne, quand d’autres concentrent leurs fonctions dans les grandes métropoles, c’est important.
Notre siège social actuel a vingt ans. Il est devenu trop étroit pour nos équipes et pour les usages d’aujourd’hui. Nous y accueillons des collaborateurs venus de tout le réseau pour des formations, des intégrations, des moments de travail collectif. Ce nouveau bâtiment nous permettra enfin de le faire dans de meilleures conditions.
Les travaux démarrent.
Parce que croire dans le travail, c’est aussi continuer à construire.