Il y a une forme de constat partagé sur le fait que notre modèle social français est arrivé à bout de souffle. Et pourtant nous y sommes très attachés et c’est la raison pour laquelle nous devons nécessairement le réformer pour assurer sa pérennité.

Mais avant de parler de financement, il est important de savoir si le fait d’avoir durablement moins d’actifs est une fatalité !

C’est ce que je défends dans La Tribune Dimanche . La mission sur le financement de la protection sociale initiée par le président de la République sera incomplète si elle se limite à arbitrer entre assiettes et prélèvements.

Car n’oublions pas une évidence : chaque personne qui revient vers l’emploi, c’est un cotisant de plus pour financer notre modèle social.

Le travail protège aussi parce qu’il permet à chacun de tenir debout, de progresser, de contribuer. Nous devons donc nous demander comment permettre à davantage de jeunes, de seniors, de personnes éloignées de l’emploi ou freinées par des contraintes très concrètes d’accéder au travail. En particulier aux métiers manuels, qui constituent le socle irremplaçable de notre base cotisante.

Le travail doit pouvoir être choisi, plus rémunérateur que l’inactivité et accessible au plus grand nombre.

C’est pourquoi je crois profondément que le travail reste la première et la meilleure des protections sociales.