Jeudi dernier Le Figaro, publiait un long portrait qui m’est consacré.
Un tel exercice est toujours délicat car il consiste à se raconter sans savoir comment on sera raconté. J’ai accepté parce que la demande venait d’un journaliste qui avait déjà pris le temps de comprendre le groupe Actual.

Depuis plusieurs mois, Frédéric De Monicault s’était intéressé à nous, d’abord par la course au large. Il voulait comprendre pourquoi un groupe de l’emploi s’engageait dans cette discipline. Nos chemins se sont recroisés plusieurs fois, jusqu’à cette affaire de panneau devant notre futur siège social à Laval qui a relancé la discussion.

Ce qu’il cherchait, ce n’était ni un coup ni un procès. Plutôt une manière de raconter ce qui fait tenir un entrepreneur quand le cadre bouge si vite. Dans nos métiers, l’emploi est une réalité basique et complexe en réalité. Chaque décision compte, l’humain finit toujours par faire la différence.

Ce qui m’a touché, c’est son regard bienveillant sur les chefs d’entreprise. Il sait écouter et comprendre les doutes, les prises de risque, les moments où l’on se demande si l’on a eu raison. Il s’est intéressé à mes « ressorts » et a cherché à comprendre mes sources de motivation et d’engagement, dans un monde complexe où tout s’accélère.

Ce regard-là fait du bien. Il rappelle que les entrepreneurs font partie de la vie de ce pays. Son travail est un encouragement pour moi et pour tous ceux qui entreprennent, qui forment, qui embauchent et qui gardent le cap même quand l’horizon se brouille.

Ce sont ces femmes et ces hommes qui donnent un sens très concret à ce que je fais depuis vingt-cinq ans. C’est avec eux et pour eux que je continue à croire que le travail peut encore ouvrir des portes, créer de la dignité et fabriquer de l’avenir. Merci à lui. Merci au Le Figaro.

https://www.lefigaro.fr/societes/l-entrepreneuriat-est-une-histoire-de-resilience-le-vice-president-du-medef-samuel-tual-un-patron-engage-20251203

Photos de François Bouchon